• Ahhh, on l'aime bien, Jérome. Il a peur de rien. Il est sur la bonne voie pour détroner Sébastien Jarry.

     

     


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  • Au Japon, on prend très au sérieux le transit intestinal des enfants. Cela mérite même des chansons éducatives.

    Cela commence dès le plus jeune âge, avec la chanson du caca. L'art de la défécation est un bienfait pour la santé publique. Alors, les enfants, faites bien popo !

    On peut aussi intégrer le thème du popo dans les chorégraphies enfantines, mais l'idéal c'est de bien faire popo et de bien danser, mais jamais en même temps.

    Ensuite, rien de tel qu'un bel étron comme héros d'aventures animées. Les possibilités de scénarios sont énormes.

     En grandissant, le vocabulaire s'enrichit et le jeune commence à s'intéresser au processus sympathique de défecation en le décrivant étape par étape et en l'imageant par des onomatopées. La crotte devient une création de la nature, une progéniture artistique qu'on quitte la larme à l'oeil...

    Pour finir, les adultes se mettent à aborder le thème avec romantisme, nostalgie et tendresse. On finirait par croire qu'ils baptisent leurs étrons et les bordent avant d'aller dormir...

    Voici un terreau bien fertile à la scatophilie qui explique les nombreuses dérives de nombreuses videos adultes nipponnes.

     

     

     


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  • Je vous ai préparé une sélection de clips qui ont pour thème "l'été et la plage".

    On commence avec Puffy et leur "Nagisani matsuwaru et caetera..." qui date de 1997. 4e single, il est sous le signe de la simplicité : une chorégraphie austère, des effets spéciaux absents, un clip souffrant de restrictions budgétaires évidentes, pas de maquillage et des costumes on ne peut plus ordinaires : jean et T-shirt...

    Aujourd'hui, le groupe est loin de cette image. Ami et Yumi semblent attirer comme des aimants les accessoires, les friperies superposées, et les couches de maquillage...

     

    Retour en 1986. Quand on parle de l'été et de la plage, le groupe Tube sort de sa cachette et réplique "on m'appelle ??" C'est à se demander s'il n'hiberne pas pendant les autres saisons à force de ne sortir que des singles estivaux...

     

    En été 2003, c'est le groupe Orange Range qui perce avec "Shanghai Honey".  Pour le clip, ils sortent des nymphes en bikini, ce qui va les propulser en tête des charts.

     Cela a si bien marché que l'année suivante, il repompait leur propre clip avec Locolotion :

     Encore plus de filles qui ondulent, plus de zoom sur les poitrines, et plus d'huile à appliquer sur le corps... Ils ont même réussi à insérer un black qui gicle de la crème solaire  par la tête.... n'importe quoi !

     

    Plus récemment, en 2008, c'est le groupe RIP SLYME qui se tape un délire " plage " Ils n'en étaient pas à leur premier essai. 6 ans auparavant, ils avaient réalisé "Rakuen Baby" dans un style similaire mais sans plage et avec une certaine retenue (interprétation plutôt statique autour d'une piscine). Avec " Taiyô & Bikini ", ils mettent plus en avant leur côté décalé et festif. Ils réussissent même l'exploit de faire un tube d'été dans un studio sans même montrer un bout de plage.

     

    L'été précédent, les médias avaient tellement matraqué les ondes avec le clip suivant, qu'on ne savait plus s'il s'agissait d'un clip de Ketsumeishi, d'une pub de cosmétiques ou d'une campagne de promotion d'Ebichan... Cela s'appelle les joies du " Tie up ".  C'est incroyable comment des filles en bikini qui courent sur la plage peuvent avoir un impact sur les ventes d'un disque...

     Un autre tube qui vient à l'esprit est justement un de TUBE. Dans ce clip, il a la peau carrément passée au four. Il cherchait sûrement à savoir quel était le degré de résistance de son épiderme au cancer généralisé de la peau...

    Je n'arrive pas à m'empêcher de sourire en regardant sa chorégraphie à la 0'37" !

     

    On continue avec Southern All Stars et " Naminori Johnny " en 2001, un assez gros succès commercial.

    J'apprécie particulièrement le clip pour ses erreurs: 1'09' Keisuke est couché sur sa plage et brasse un peu pour prendre de la vitesse, mais ses cheveux sont secs. 1'42 il échoue sur une plage, mais par miracle il est sec. 1'57" il se remet de ses émotions, se lève et tout à coup son costume est plein d'algues qui viennent de nulle part... Il faut attendre plus de 3 minutes pour voir arriver les bikini (en masse). A un moment donné, le décor maritime est remplacé par une piscine à vague...pas très cohérent tout ça...

     

     Autre clip de Ketsumeishi : Ofutari Summer

    Dans ce clip, c'est la totale : seaside driving, chapeaux, chemises hawaiennes, jeux sur la plage avec les filles en maillot, et drague de touristes ukrainiennes... Néanmoins, on est loin des clichés voyeuristes des clips présentés précédemment. Ici, la mièvrerie est au rendez-vous. Cela manque d'impertinence... Ils pourraient recevoir un prix de conformité délivré par le lobby secret des puritains...

     

    Pour finir, le plus mauvais clip de plage dans l'histoire du Japon. Bien sûr, c'est du Tsunku. EE JUMP : " Ottototto natsudaze ".  Le titre lui-même est imprononçable du premier coup. Le passage rappé est pitoyable, les changements de rythme sont insupportables, et les " ah yeah ! yooo !! " sont désespérants... Tout est moche dans ce clip, et en particulier le chanteur, qui n'a eu ce titre que par pression de sa famille... Quand viendra la 3e guerre mondiale, je m'occuperai personnellement des familles qui ont acheté cet odieux single !

     


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